La TPS française commercialisée à partir du Maroc

Publié le par presse

Al Bayane 18 12 2008

La TPS française commercialisée à partir du Maroc sur tout le Maghreb : Une offre commerciale qui casse enfin le piratage

Le plan de lutte contre le piratage des chaînes TPS entre dans une phase décisive. La France et le Maroc s’associent pour non seulement mettre un terme à une véritable hémorragie financière, mais contre-attaquent avec une offre commerciale légale et concurrentielle ne dépassant pas les 55 DH/mois comme prix d’abonnement aux bouquets TPS, qui seront mis sur le marché maghrébin et, surtout, marocain à partir du 1er février 2009. Cette offre inclut le décodeur.
Les pays du Maghreb se dotent, lentement certes mais sûrement, d’une législation qui vise la répression non seulement du piratage mais la contrefaçon de manière générale. La globalisation de l’économie et des échanges commerciaux, l’ouverture inéluctable des marchés nationaux obligent les Etats à se mettre à niveau aux échelles tant de la compétitivité, législatif que de conformité avec les recommandations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans ce cadre, des partenariats sont aujourd’hui à pied d’œuvre entre des opérateurs français et maghrébins, l’objectif étant d’offrir des prestations de télévision satellitaire à prix accessible et défiant toute concurrence, notamment l’offre pirate.
Le Maroc, la Tunisie et l’Algérie ont intégré ce processus, avec des rythmes différents selon le pays. Au Maroc, la loi anti piratage est très avancée. Dans ce cadre, l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) a signé, le 12 novembre dernier avec l'Institut national français de la propriété industrielle (INPI), une convention ayant pour objet une meilleure coordination des deux pays en matière de protection des produits industriels et de la lutte contre la contrefaçon.
L’accord entre Medi Net et le groupe AB français (composante TPS du Groupe TF 1) vient donner corps aux objectifs aux termes de cette convention.
Chimères et perte garantie

L’avenir du piratage au Maghreb est ainsi sérieusement compromis. Sur le plan technique pur, l’accès au bouquet TNTSAT (la Télévision numérique terrestre par satellite), nécessite la disponibilité d’un décodeur dédié, à utilisation exclusive en France. Son importation est donc superflue et une pure perte financière. En outre, pour recevoir le signal, qui est à l’origine faible, il faut disposer d’une antenne à large spectre, dont la maintenance ne peut se faire que sur le territoire français.
La solution de rechange que pourraient escompter les pirates, à savoir le passage par Astra, est également inutile, le démodulateur proposé par Astra étant bridé, les utilisateurs du bouquet TNTSAT ne pouvant plus capter en clair les chaînes internationales pourtant diffusées librement par Astra. Ce qui engendre un double écueil : un investissement à perte absolue et une impossibilité de capter des chaînes en clair parce que brassant le vent de l’illégalité et du hameçonnage inutile.

Adieu l’écran noir

A l’arrêt, le 31 décembre 2008 à l’initiative du Groupe CANAL+, de la diffusion de la télévision par satellite sur HOT BIRD, la solution de bon sens et de quiétude est de profiter de l’accès aux chaînes satellitaires avec environ cinq cents programmes en provenance du monde entier, en plus de vingt chaînes françaises et francophones dont notamment TV5 Monde Europe, NRJ 12, NT1, Arte, BFM TV, BIS Promo, Direct 8, Euronews, France 24, LUXE TV, Medi 1 Sat, TV5 BFS (France, Belgique, Suisse), TSR1 et TSR2 (les deux chaînes de la télévision suisse romande), RTBF SAT, la chaîne publique belge depuis novembre dernier…

Le partenariat TPS France-Maghreb

La Télévision par satellite a drainé, depuis son lancement, de larges publics de différents horizons et cultures. Mais le Maghreb reste l’ensemble le plus intéressé de la région arabo-africaine par l’offre française TPS.
C’est en ce sens que des partenariats sont aujourd’hui à pied d’œuvre entre des opérateurs français et maghrébins, l’objectif étant d’offrir des prestations de télévision satellitaire à prix accessible et défiant toute concurrence, notamment l’offre pirate.
Cette collaboration donne déjà ses fruits, les téléspectateurs maghrébins (Maroc, Algérie et Tunisie surtout) pouvant bénéficier d’une large panoplie d’offre télévisuelle riche et variée.
En effet, en plus des chaines accessibles via le système CANAL+, les téléspectateurs maghrébins désireux de recevoir une offre complète de chaînes françaises peuvent acquérir le bouquet BIS TV (groupe AB), diffusé depuis HOT BIRD™, pour un tarif de 4,90 euros/mois (55 DH environ). Ce bouquet propose une offre dite «panorama», composée de vingt-six chaînes : toutes les chaînes généralistes françaises (dont TF1, les chaînes du groupe France Télévisions, etc.), les nouvelles chaînes de la TNT et des chaînes (culturelles, musicales, sportives, adultes) du groupe AB.
Une autre offre, la BIS TV, présente une particularité tout à fait intéressante pour le téléspectateur maghrébin avec l’option appelée ARABIS. Cette option propose 3 chaînes dites ‘’Premium’’ du bouquet arabe ART (ART, ART SPORT, MOVIES, ART MUSIC). Pour l’instant, le bouquet BIS TV n’est pas commercialisé en dehors de la France. Certes, des acheteurs hors France acquièrent le décodeur offrant ce service, sachant que les pays du Maghreb sont inclus dans la zone de couverture du satellite HOT BIRD™, qui diffuse ce bouquet. Des perspectives d’offre généralisée en ce sens sont à attendre dans un proche avenir.
En tout état de cause, une Télévision par satellite accessible à tous, à un prix défiant toute concurrence et permettant la garantie et la sécurité de réception du signal, est le choix à faire et à recommander.
Ce choix, qui protège les droits des producteurs et, à parts égales, du téléspectateur, assure le meilleur service et une offre multiple et enrichissante.
Il est à noter que l’offre TPS au Maghreb sera commercialisée par Medi Net à partir du Maroc.
Aussi, selon les données les plus récentes, le taux de pénétration de Hotbird chez les foyers équipés TV dans les pays du Maghreb atteint des proportions relativement importantes. Il est de 53% au Maroc, soit plus de 2,5 millions de foyers. En Algérie, ce taux est de l’ordre de 80% (4,443 millions de foyers) alors qu’en Tunisie, il s’élève à 60% (1,2 million de foyers). N.B

 

 


 

 

Selon le H.C.P. : Le nombre des personnes âgées augmente

Selon le haut commissariat au plan, l’institution officielle en charge des statistiques, le nombre de Marocains âgés serait en constante augmentation. Cela est dû non pas à une meilleure qualité de vie mais au progrès de la médecine, à l’impact des médias étrangers qui mettent en garde contre certains comportements, préconisent la non-sédentarité et l’adoption d’un régime alimentaire adapté au 3e âge.
La gériatrie, spécialité de la médecine concernant les personnes âgées, attire très peu de jeunes médecins dans notre pays.
Il n’existe pas de structures pour le 3e âge telles que les maisons de retraite, des services de gériatrie dans les hôpitaux ou de prise en charge à domicile pour les personnes âgées à mobilité très réduite.
Par ailleurs, beaucoup de nos seniors ne disposent pas de couverture médicale surtout à notre époque où la solidarité familiale est de plus en plus rare.
Les deux millions de personnes âgées recensées par le HCP n’accèdent pas pour la plupart aux soins et aux médicaments en raison de leurs conditions matérielles quasi misérables, de l’absence de couverture médicale, du coût très élevé des soins et des médicaments soumis, contre toute logique, à une imposition élevée.
Le très petit nombre de seniors qui bénéficient d’une retraite disposent d’une pension qui leur permet même de survivre dans des conditions honteusement précaires, aggravées par l’importante hausse du coût de la vie.
Dans la région Meknès-Tafilalet un nombre non négligeable de personnes âgées basculent dans la mendicité ou sont dans l’obligation, malgré l’âge,d’exercer de petits métiers pour assurer vaille que vaille leur survie.
La tranche de population âgée de la région Meknès-Tafilalet est fort mécontente de constater que le gouvernement, les partis politiques et les syndicats l’ignorent superbement et devrait en conséquence compter dans ses rangs un taux élevé d’abstentionnistes aux prochaines élections ce qui est,somme toute, logique.
A Meknès,nous avons des enfants des rues,des adultes et des vieillards sans domicile,des enfants et des adolescents exclus du système scolaire dont personne ne s’occupe,des enfants, des adultes qui meurent faute de moyens pour se soigner,un taux de chômage des jeunes en particulier qui dépasse de loin la moyenne nationale et, à côté, un groupuscule de nantis qui s’accapare une bonne partie de la richesse de la ville, des spéculateurs fonciers et immobiliers qui agissent en toute impunité, une toute petite classe dite moyenne qui s’amenuise comme peau de chagrin du fait de la diminution importante et continue de son «pouvoir d’achat». Ces dispositions sociales auront, avec le temps, des effets hautement pervers. Si l’on ajoute à ce tableau préoccupant, la parfaite inefficacité des conseils municipal et régional, ce n’est ni aujourd’hui ni demain que la capitale ismaélienne sortira de la x crise. Et la population âgée est condamnée et pour longtemps à vivre dans la pauvreté et la précarité.
Que Dieu lui vienne en aide.

 


 

 

 

Questions à Ahmed Snoussi, alias Bziz* : «L’État doit reconnaître l’interdiction »

La Gazette du Maroc : Comment se fait-il que vous ayez reçu le Prix international de la liberté d’expression du Magazine espagnol La Voz Del Occidente alors que vous ne vous produisez plus au Maroc ?
D’abord, c’est un grand honneur pour moi de succéder, cette année, au journaliste Ali Lmrabet qui fut récipiendaire de cette même distinction en 2003. Je dois préciser que cette distinction récompense mon engagement en matière de droits de l’homme et de liberté d’expression, et non pas ma carrière artistique. D’ailleurs, comme vous le savez déjà, je suis interdit au Maroc depuis 18 ans. Ce prix qui témoigne du fait qu’à l’étranger, on est au courant de toutes mes activités dans le pays, est un soulagement moral et je le dédie à mon public fidèle, aux associations militantes...
Pourquoi alors n’avez-vous pas saisi la perche tendue par l’ancien ministre de la Communication ?
Pour la simple raison que je réfute la langue de bois car les promesses faites s’apparentaient à de l’intox. Pour l’anecdote, je crains d’essuyer un jour les foudres d’une nouvelle interdiction de l’actuel ambassadeur à Rome Nabil Benabdellah si je suis invité à donner un spectacle en Italie. Ce dernier a joué sur le facteur temps pour calmer les esprits mais il a porté ombrage à l’image du pays dont la politique répressive est déboutée par le prix que je viens d’obtenir. On a prétendu que je suis libre d’accès dans les médias publics, soit. Mais pourquoi les responsables n’ont jamais voulu reconnaître que j’étais interdit pendant de longues années ?
Qu’en est-il avec la nouvelle équipe aux commandes ?
L’actuel ministre de la Communication a publiquement fait savoir qu’un retour à la normale est conditionné par mon engagement à ne plus traiter de thèmes politiques dans mes spectacles. Pour l’anecdote, on m’a rapporté que Khalid Naciri était furieux par mon dernier passage sur la chaîne d’Al Jazeera. Ce serait même l’une des causes de la fermeture du bureau de la TV Qatarie à Rabat. Je ne sais plus si maintenant je suis aussi, après mon exclusion des médias nationaux, interdit sur les chaînes étrangères. Je ne peux abandonner mon droit de critiquer la politique et je continuerai à le faire. Je répète qu’une normalisation passe d’abord par une reconnaissance préalable de l’Etat de la mesure d’interdiction dont j’ai été injustement frappé durant de longues années. C’est une réhabilitation morale et je suis prêt à me soumettre à des débats télévisés sur mon propre cas.

 

Conseil économique et social : Une Commission pioche sur le texte

C’est au cours de cette semaine, qu’une commission interministérielle regroupant l’ensemble des sensibilités de la majorité se penche sur le projet de mouture du texte instituant le Conseil économique et social (CES), disposition constitutionnelle longtemps revendiquée par les partis et syndicats et qui n’a jamais vu le jour jusqu’ici. Le nouveau texte précisera la composition de cette instance, ses attributions et définira les relations entre le CES et les autres institutions du Royaume, notamment le Gouvernement et le Parlement. La copie que portera le Premier ministre ira-t-elle jusqu’à demander la dissolution de la seconde chambre (Chambre parlementaire des conseillers), dont la nature des prérogatives fera double emploi avec le CES ? En tout cas, cette fois-ci, le problème de la suppression de la deuxième chambre sera posé avec acuité.

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