Les barrages font le plein

Publié le par presse

LEconomiste 20 01 2009

Les barrages font le plein

· Le niveau de remplissage passe à 66%
· Mais des inégalités selon les régions
La situation des barrages est satisfaisante. Le niveau de l’ensemble des ouvrages a sensiblement grimpé à la faveur d’une bonne pluviométrie. Au 16 janvier, on enregistrait un taux de remplissage de 66,6% contre 46,3% à la même période en 2008. Selon les chiffres du secrétariat d’Etat chargé de l’Eau, les réserves atteignent 10,4 milliards de m3. Ce qui induit un apport hydrique considérable, notamment pour la nappe phréatique.
Certains petits et moyens ouvrages débordent pratiquement. C’est le cas notamment du barrage Hassan Addakhil dont la capacité s’élève à 320,8 millions de m3 et qui affiche 100% contre 46,2% en 2008. De même pour les ouvrages El Kensera, Ibn Battouta, Nakhla. Ou encore le barrage sur oued Za.
Toutefois, le niveau reste inégal selon les régions. Ainsi, certains grands barrages, malgré une hausse des réserves, restent en deçà de leurs capacités. C’est le cas notamment d’Al Massira, grand barrage agricole d’une capacité de 2,65 milliards de m3 qui affiche un taux de remplissage de 21,1%.
Une performance qui reste, malgré tout, remarquable par rapport à sa situation de l’année dernière à la même époque (17,3%). C’est aussi le cas pour d’autres grands barrages agricoles qui ont amélioré sensiblement leurs scores. Il en est ainsi notamment des ouvrages qui dominent les régions du Loukkous, le Gharb, Doukkala-Abda ou encore Tadla-Béni Mellal. C’est le cas de Bin El Ouidane qui affiche un taux de remplissage de 60,1% contre 49,2%. Idem pour le barrage Ahmed El Hansali dont le niveau atteint 63,6%, contre 33,3 l’année dernière à la même époque. Ou encore l’ouvrage Idriss 1er qui a presque doublé son score en passant à 91,1% contre 46,2% à la même date en 2008.
Pour Al Wahda, autre grand barrage agricole dont la retenue s’élève à 3,7 milliards de m3, le taux de remplissage est passé à 85,3% contre 70,1% l’année dernière. Pour oued El Makhazine, dont la capacité s’élève à près de 700 millions de m3, il est passé à 89,3% contre 49,2% à la même date de l’année dernière. K. E. H.


 

 

· L’ICV augmente de 3,9% en un an
· Rabat, Tanger et Casablanca… les villes les plus chères
Le panier de la ménagère coûte plus cher. En effet, les produits alimentaires connaissent une flambée des prix ces derniers mois. Le moral des ménages marocains en prend un coup. D’autant plus que depuis début janvier de nouvelles hausses ont été enregistrées dans les prix du lait, transports en commun, autoroutes, etc.
Selon les données du Haut commissariat au plan, l’indice du coût de la vie (ICV) en décembre 2008 a connu une hausse de 0,3% par rapport au mois précédent. Cette progression, qui peut sembler «minime», grève chaque mois le budget des petits ménages. En une année, le taux de l’ICV annuel moyen a grimpé de 3,9%. Ce qui constitue la variation la plus importante depuis des années. Pour rappel, la progression de l’ICV moyen annuel entre 2006 et 2007 était de 2%. Le HCP indique que cette variation est le résultat de la progression de l’indice des produits alimentaires, ce dernier s’étant apprécié de 0,5% de novembre à décembre 2008. Quant à l’indice des produits non alimentaires, il a connu une légère hausse de 0,2%, sur la même période.
Dans le détail, les hausses observées entre novembre et décembre 2008 concernent notamment les légumes frais (+13%), les poissons frais (+6,5%), les boissons (+0,7%) et les légumes secs (+0,6%). En revanche, les prix des fruits frais ont diminué de 13,1% et ceux des corps gras de 1,0%. Sur l’année, l’indice des produits alimentaires a augmenté de 6,8%, tandis que celui des produits non alimentaires s’est apprécié de 1,4%. Pour ces derniers, la hausse s’inscrit dans une fourchette allant de 0,3% pour les «soins médicaux», à 2,6% pour le groupe «équipements ménagers». Les catégories «habillement» et «habitation» ont vu leurs indices grimper respectivement de 1,6 et 0,7%. Les transports et télécommunications ont augmenté de 1,4% d’une année à l’autre, tandis que ceux des loisirs et culture ont progressé de 1,8%. La catégorie «autres biens et services», elle, enregistre une hausse de 2,3% par rapport à 2007.
Sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics, aura connu une hausse de 4,5% en 2008 par rapport à l’année précédente. Selon les villes, l’indice annuel a enregistré des hausses très variables. Rabat demeure la ville où le coût de la vie a le plus grimpé (+4,9%). Suivent Tanger (+4,5%) et Casablanca (+4,1%). L’indice a progressé à des proportions moindres à Meknès (+3,8%), Marrakech (+3,1%) et Tétouan. Les plus faibles variations ont été relevées à Fès (+2,7%) et à Laâyoune (+2,5%). Adam Berrada

 

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