Le PDG de Sony France prisonnier de ses salariés

Publié le par AFP

L'usine dans les Landes doit fermer. Les employés en colère refusent les conditions de licenciement et retiennent le patron dans les locaux depuis jeudi après-midi.


Le PDG de Sony France Serge Foucher était toujours retenu vendredi matin par des salariés du site de Pontonx-sur- l’Adour (Landes), mécontents du montant des indemnités de licenciement proposé avant la fermeture de l’usine. Le PDG de Sony France était venu rencontrer une dernière fois les 311 salariés avant la fermeture du site le 17 avril, mais les employés, mécontents du plan social, se sont mis en grève et ont bloqué l’entrée du site avec des troncs d’arbres, avait indiqué un peu plus tôt le directeur général du site, Eric Cavel. Le PDG a passé la nuit dans une salle de réunion, a indiqué Patrick Hachaguer, délégué syndical CGT.

«On nous a proposé ce matin de faire sortir de l’usine M. Foucher pour rencontrer en préfecture le préfet avec les salariés. Mais les salariés, qui voulaient que le préfet se déplace, ont refusé», a-t-il déclaré. «C’est finalement le sous-préfet qui doit venir. Pour l’instant, il s’entretient avec le préfet à Mont-de-Marsan», a-t-il ajouté. La préfecture des Landes n’était pas joignable dans l’immédiat.

La veille au soir, «M. Foucher a fait constater par huissier qu’on ne le laissait pas partir et l’huissier nous a signifié qu’il allait falloir faire appel aux forces de l’ordre», a indiqué Patrick Hachaguer. Environ 80 salariés étaient présents sur place, selon lui. «Il ne veut pas nous entendre, on n’a pas trouvé d’autre solution», a-t-il ajouté, précisant que l’ambiance restait «bon enfant».

Peu avant minuit, le directeur-adjoint de la direction départementale du travail, mandaté par le préfet, est arrivé à l’usine «pour étudier les différents points d’achoppement», a précisé Patrick Hachaguer. Après avoir rencontré les représentants du personnel, il devait ensuite dialoguer avec la direction.

Les salariés rejettent le montant de leurs indemnisations, qu’ils estiment inférieur à celui proposé à d’autres salariés du groupe lors de précédents plans sociaux, notamment en Alsace sur le site de Ribeauvillé (Haut-Rhin) voici plus d’un an. Ils jugent aussi que les aides à la reconversion et à la mobilité sont également inférieures aux aides accordées par la passé.

Sony France avait annoncé en décembre dernier la fermeture du site de Pontonx-sur- l’Adour, qui existe depuis 1984 et est spécialisé dans la fabrication de bandes magnétiques, principalement vidéos (VHS).


Source : AFP

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