Festival du film sur les droits de la personne : Droit de parole

Publié le par AUDREY LAVOIE, MÉTRO

AUDREY LAVOIE, MÉTRO
Malgré ce que stipule la Déclaration universelle des droits de l’Homme, les humains ne naissent pas tous libres et égaux en dignité et en droits.
Voilà pourquoi, pour une quatrième année consécutive, les organisateurs du Festival du film sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) se sont donné comme mission d’informer et de mieux faire comprendre aux gens les enjeux relatifs aux droits humains, en plus d’encourager le cinéma engagé.
«Le festival brosse un portrait sombre, mais contrasté de la réalité. C’est une bonne occasion de prendre connaissance de l’état du monde», défend André Paradis, co-président du Conseil des gouverneurs, l’organisme qui soutient le FFDPM.
Présenté en parallèle de la semaine d’actions contre le racisme, le festival dure cette année 10 jours, pendant lesquels 72 films, en provenance de 22 pays, seront présentés.
Diya Angeli, directrice de la programmation de l’événement, souligne que le festival sera plus près de l’actualité cette année. «On a voulu parler de choses actuelles comme la guerre en Irak, le conflit israélo-palestinien et le travail des enfants.»

Ouverture et clôture
Le FFDPM s’ouvre ce soir avec le film 8, présenté en première nord-américaine. Lauréat du prix du Cinéma pour la Paix 2009 et réalisé par huit cinéastes de renom dont Gael Garcia Bernal, Gus Van Sant, Wim Wenders et Jane Campion, ce film de fiction en huit actes se penche sur les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement que 191 pays s’étaient fixés en 2000 afin de réduire la pauvreté de moitié d’ici 2015.
C’est le documentaire D’une seule voix qui clôturera le Festival. En première canadienne, les cinéphiles pourront voir l’œuvre de Xavier de Lauzanne, qui  sera aussi présent à la projection. Le film relate la tournée en France d’un groupe de musiciens israéliens et palestiniens, juifs, musulmans et chrétiens.
Les films à voir absolument
Diya Angeli, directrice de la programmation du festival, conseille fortement Kassim The Dream, qui raconte l’histoire du champion de boxe Kassim Ouma, né en Ouganda et enlevé à l’âge de six ans pour devenir enfant-soldat.

Laure Waridel, porte-parole du festival, a plutôt choisi The Reckoning, The Battle of the International Criminal Court. La cinéaste Pamela Yates a suivi le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, et son équipe pendant trois ans, sur quatre continents, alors qu’il émettait des mandats d’arrêt contre plusieurs personnes ayant commis des crimes contre l’humanité.

FFDPM
Jusqu’au 22 mars
Au cinéma du Parc et à l’ONF

www.ffdpm.com

Publié dans Actualité

Commenter cet article