Les eurodéputés et les manipulations algériennes

Publié le par LE MATIN

Les eurodéputés et les manipulations algériennes
Est-il fortuit que lorsque le représentant de l'Algérie à Genève poursuit son « procès » contre le Royaume du Maroc sur le sujet des droits de l'Homme surgisse en même temps un scandale relatif à des fuites organisées à propos du rapport qu'une délégation d'eurodéputés s'apprêtait à rendre public sur le Sahara ? Est-ce une simple coïncidence ou une opération téléguidée, montée de toutes pièces comme ils savent bel et bien le faire les honorables services algériens ? Est-il simplement raisonnable de croire à cette volonté de fourvoyer l'opinion en établissant un lien mécanique entre les droits de l'Homme, la législation d'un Etat souverain et l'affaire du Sahara dont le règlement est jusqu'à preuve du contraire confié aux Nations unies et non pas à une quelconque délégation européenne ? Sauf à vouloir être naïf, en la circonstance, le forfait s'apparente à une mascarade, une grosse ficèle qui, de toute façon, n'abusera que les commanditaires et leurs relais.

Les droits de l'Homme, notre pays ne l'a jamais dissimulé, ont constitué un chapitre douloureux de son histoire. Il l'a assumé ouvertement et non moins douloureusement dans un mouvement collectif d'introspection qui a le mérite d'être à la fois rare et exemplaire. Sous l'égide personnelle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc avait, le courage chevillé au corps, rouvert cette page pénible, invité les victimes ou les membres de leurs familles qui se sont livrés à un exercice spectaculaire de mémoire, contant publiquement leur détresse, livrant les secrets intimes de souffrance vécues, dénonçant la folie répressive enfin.
Aucun pays arabe ou africain n'a résolu la question des droits de l'Homme avec autant de détermination et de discernement.

Le gouvernement algérien pèche par sa mauvaise foi caractéristique et légendaire, croyant semer le doute par une campagne mensongère sur une question aussi sensible, la ramenant au Sahara. C'est se méprendre sur la réalité unique et indivisible que les droits de l'Homme au Maroc sont perçus, traités et normalisés de la même manière aussi bien à Tanger, Rabat qu'à Lâayoune ou Dakhla. Il n'y a aucune spécificité, encore moins de particularité. Quant à la fuite organisée du rapport préliminaire que les eurodéputés étaient en train de finaliser sur le Sahara et qui, en vertu de l'éthique, devait être soumis à débat avant publication, il respire la manipulation à mille lieux. C'est peu dire que là encore on assiste à un glissement moral, mêlé à la culture de manœuvres dilatoires et aux coups foireux.

En fin de compte, la fuite semble avoir pour résultat immédiat de saboter la démarche du groupe parlementaire européen et quand bien même, un journaliste espagnol connu pour sa sympathie au polisario et sa haine au Maroc, aurait fait la sale besogne en faveur d'un député espagnol du Parti populaire, rien ne changerait la donne d'un dossier confié aux Nations unies et pour lequel elles recommandent à la fois la méthode de travail et les objectifs de négociations, conformément à des résolutions pertinentes – dont notamment la Résolution 1318 - votées par le Conseil de sécurité.

Nous sommes en définitive confrontés à une campagne orchestrée sous une double détente mais visant le même objectif : mettre à mal le processus de règlement du problème du Sahara sous l'égide des Nations unies. Car, c'est bel et bien le Sahara qui est visé. Nous sommes aussi confrontés à une méthode, celle d'une causalité insidieuse et sournoise établie entre le Sahara de manière machiavélique entre le Sahara et les droits de l'Homme, entre Genève où se déploie un bras de fer maroco-algérien et Bruxelles via Madrid où se trame sous d'autres habits l'éternel complot antimarocain. Pourtant, le bon sens rappellera que l'affaire du Sahara est placée depuis longtemps sous l'égide et la responsabilité des Nations unies, donc à une échelle de légalité internationale, ensuite que le voyage des eurodéputés n'avait non seulement pour objectif une visite d'information à des fins de rapport au bénéfice de l'institution européenne, mais ce rapport n'a aucune valeur exutoire.

Les entraves dans la démarche des eurodéputés tiennent à deux impertinences aggravées : ils demandent sans vergogne que la procédure pénale marocaine soit élargie à la MINURSO, autrement dit que celle-ci bénéficie d'un droit de regard – et d'intervention ! – dans le droit marocain, qui plus est sur son sol. Alors que la mission de l'ONU au Sahara s'y trouve pour d'autres raisons. C'est proprement violer le principe sacré de souveraineté, c'est également inacceptable. Ils comparent impudiquement ensuite le système judiciaire marocain avec une pseudo-justice de l'autre côté, dans les camps de Tindouf. C'est tout de même le comble.

Ils évoquent la liberté, de comportement, de pensée, d'expression et tutti quanti. Or, les mêmes députés de la «délégation ad hoc» ont séjourné librement sur le sol marocain, se sont déplacés comme bon leur a semblé, ne se sont jamais inquiétés de rencontrer les personnes qu'ils ont souhaité voir, y compris surtout celles qui proclament leur sympathie aux séparatistes, notamment l'opposante Aminatou Haidar, coqueluche des ennemis du Maroc. Les eurodéputés ont librement recueilli toutes les informations nécessaires auprès des adversaires de notre cause sacrée, c'est peu dire que les droits de l'Homme, dont la liberté d'expression constitue le pilier cardinal, sont respectés et les prétendues déclarations sur leur violation par le Maroc un mensonge flagrant.

Il est de notre devoir de dénoncer à la fois le complot triangulaire contre le Maroc qui assimile arbitrairement, avec le dessein de lui nuire, les prétendues violations des droits de l'Homme, les conclusions partiales du rapport de la «délégation européenne ad hoc au Sahara » et les manipulations médiatiques en Espagne. L'affaire du Sahara qui est aujourd'hui entre les mains de l'ONU avait autrefois, faut-il le rappeler, pour principaux protagonistes le Maroc et l'Espagne. Et la décolonisation à laquelle les propagandistes algériens ne cessent d'appeler, avait été réalisée – on ne le rappellera jamais assez - un 14 novembre 1975 à Madrid, par un accord solennel signé entre les deux pays et appelé «L'Accord de Madrid» !
Par LE MATIN
 
ليس للمغرب من درس يتلقاه من الجزائر في مجال حقوق الإنسان

 أكد السفير الممثل الدائم للمغرب لدى مكتب الأمم المتحدة بجنيف، السيد عمر هلال، أمس الاثنين بجنيف، أنه ليس للمغرب من درس يتلقاه من طرف الجزائر، خاصة في مجال حقوق الإنسان، خاصة وأن وضع هذه الحقوق ليس بالساطع في هذا البلد.


وذكر السيد هلال، في مداخلة خلال جلسة للمناقشة العامة حول البند الثالث المتعلق بالنهوض وحماية حقوق الإنسان في شموليتها، المندوب الجزائري بأنه إذا كان هناك من بلد في المنطقة حيث حقوق الإنسان أكثر احتراما وصونا وحيث الديمقراطية تسير سيرا قويما، فهو المغرب بكل تأكيد وليس الجزائر.

وأشار إلى أن "سجل حقوق الإنسان بالمغرب ساطع وإيجابي، عكس ما هو عليه الأمر بالجزائر"، ملاحظا أن المندوب الجزائري، على غرار وزير شؤون خارجية هذا البلد مراد مدلسي (الذي ادعى أمام المجلس بأن هناك خروقات لحقوق الإنسان بالصحراء المغربية)، يبدوان منشغلين بوضعية حقوق الإنسان بالصحراء ويتحاشان التطرق لوضعية هذه الحقوق بالجزائر.

وأكد السيد هلال أن أفظع خروقات حقوق الإنسان هي تلك التي ترتكب حاليا بالجزائر، معربا عن أسفه لكون هذا البلد أبان عن حمى وعصبية في توجيه اتهامات للمغرب بدل الدفاع عن شرفه.

وذكر، في هذا الصدد، المندوب الجزائري بأن مجموعة العمل حول الاختفاءات القسرية أو اللاإرادية "أشادت بتعاونها مع المغرب"، واصفة إياه بأنه "نموذج يحتذى بالنسبة لبلدان أخرى"، بينما "أبدت قلقا عميقا إزاء التقدم البطيء" المسجل بالجزائر.

وأضاف السيد هلال أن المغرب كان يأمل في أن تتمكن المنظمات الدولية غير الحكومية من التحرك بحرية بالجزائر كما هو الأمر في المغرب، مشيرا إلى أن السيد إريك غولدستين مدير الأبحاث في قسم الشرق الأوسط وشمال أفريقيا في (هيومن رايتس) يزور حاليا المغرب، ويتمتع بكامل الحرية في التنقل في كافة أرجاء البلاد من طنجة إلى الكويرة، وفي لقاء مختلف الشخصيات التي يأمل في لقائها، وهو ما لن تتجرأ الجزائر قط على القيام به.

وشدد السيد هلال على أن المغرب لن يتنازل أبدا عن حقوقه وواجباته في الدفاع عن مواطنيه المحتجزين في مخيمات تندوف، مجددا التأكيد بأن الصحراء مغربية وستظل مغربية، ومذكرا المندوب الجزائري بأن السكان المحتجزين بتندوف مغاربة وسيظلون كذلك.

كما أكد سفير المغرب أن من واجب المملكة الدفاع عن هؤلاء السكان المحتجزين إلى حين أن تقرر الجزائر في النهاية إحصاءهم وتمكينهم من العودة إلى وطنهم الأم المغرب.

وجوابا على رد فعل البعثة الجزائرية، التي تفاجأت بتعقيب المغرب على مداخلة وزير الخارجية الجزائري أمام مجلس حقوق الانسان، أبرز السيد هلال أن المغرب لم يقم سوى بالاستدلال بفقرات من نفس التقرير الذي استند إليه الوزير، وهو التقرير الذي ذكر بتنصل الجزائر من التزاماتها الدولية إزاء خروقات حقوق الإنسان بمخيمات تندوف.

أما بخصوص ادعاءات المندوب الجزائري، الذي يزعم بأن قضية الصحراء ليست شأنا ثنائيا، ذكر السيد عمر هلال بتصريحات المسؤولين الجزائريين التي تربط فتح الحدود بين البلدين بتسوية هذا النزاع.

ومن جهة أخرى، أوضح السفير المغربي أن الجزائر تقوم بتأويل حصري لمبدأ تقرير المصير، متسائلا عن دوافع معارضة الجزائر تطبيق هذا المبدأ في جزيرة لاريونيون بالمحيط الهندي في الوقت الذي تطالب فيه بتطبيقه بالنسبة للصحراء المغربية، مشددا على أن المغرب يود الاستماع للرد الجزائري بشأن هذا التناقض.

وقال إن الصحراء تشكل هاجسا حقيقيا يقض مضجع الجزائر، موضحا أن المندوب الجزائري ما فتئ يردد بأن الصحراء ما تزال في قائمة الأقاليم غير المستقلة للجنة تصفية الاستعمار، وهي اللائحة التي تضم 16 إقليما، غير أن الجزائر، يؤكد السيد هلال، تركز فقط على الصحراء المغربية دون التطرق بتاتا لأي حالة من الحالات الأخرى.

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