Le SNPM appelle l'Algérie à libérer deux journalistes marocains détenus à Tindouf par ses services

Publié le par MAP

Maghreb Arabe Presse 

1) Le SNPM appelle l'Algérie à libérer deux journalistes marocains détenus à Tindouf par ses services de sécurité

Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a appelé, samedi, l'Algérie à libérer les deux journalistes marocains d'Assahra Al Ousbouaia arrêtés à Tindouf par les services de sécurité algériens.

Les deux journalistes se sont rendus à Tindouf pour assurer la couverture médiatique du retour aux camps de M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la "police du polisario".

Le SNPM a également appelé dans un communiqué les autorités algériennes à permettre aux deux journalistes marocains d'exercer leur travail sans aucune restriction, affirmant poursuivre avec une grande inquiétude leur arrestation dans un hôtel de Tindouf. 

Le syndicat souligne que les deux journalistes ont été soumis pendant plus de trois heures à un interrogatoire dans un des commissariats de l'aéroport de Tindouf, ajoutant qu'ils sont assignés à résidence depuis 6 heures du matin dans leur hôtel. 

Selon des sources d'Assahra Al Ousbouaia, les deux journalistes ont été dépouillés de leurs documents et interdits de quitter l'hôtel sans aucune justification de la part des autorités algériennes, alors qu'ils étaient accrédités par les services algériens concernés pour assurer la couverture du retour de Mustapha Salma aux camps de Tindouf. 

Le syndicat a indiqué que la démarche de la police algérienne est contraire à la liberté de mouvement des journalistes que stipulent les règlements universellement reconnus, en particulier le droit humanitaire international, et qui leur confèrent le droit d'exercer librement leur travail même dans les zones de conflit et de guerre, faisant observer que les "autorités qui contrôlent ces zones se doivent d'assurer leur protection et les aider à accomplir leur mission". 

La répression pratiquée par la police algérienne, sans aucune justification légale, est aux antipodes même des lois en vigueur en Algérie qui ne confèrent pas à la police le droit de soumettre les journalistes à des interrogatoires de ce genre, sous prétexte qu'il s'agit de journalistes marocains qui se sont rendus à Tindouf pour couvrir le retour aux camps d'un des cadres du polisario qui a exprimé des positions refusant le séparatisme et soutenant l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara.

Par ce comportement, la police algérienne tend à terroriser les journalistes marocains et étrangers honnêtes afin qu'ils n'abordent pas la réalité des camps pour en informer l'opinion publique, fait observer le SNPM, notant que ce n'est pas la première fois que les autorités algériennes procèdent à l'arrestation de journalistes marocains pour les mêmes motifs. 

Le SNMP rappelle que les autorités algériennes avait arrêté et expulsé des journalistes australiens ayant mis à nu les pratiques d'esclavagisme du polisario.

 

 

2)  Deux journalistes d'"Assahrae Al Ousbouiya" arrêtés par les services de sécurité algériens à Tindouf

 

Deux journalistes de l'hebdomadaire marocain "Assahrae al Ousbouiya", arrivés vendredi en Algérie pour couvrir le retour vers les camps de Tindouf dans le sud ouest algérien de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la "police du polisario", ont été arrêtés samedi tôt dans la matinée par les services de sécurité à leur descente d'avion à Tindouf-ville, apprend-on auprès de la direction de la publication.

Les deux journalistes qui ont été arrêtés à 02H30, "ont été interrogés durant 3h30 au commissariat de l'aéroport par différents corps de sécurité avant d'être emmenés vers un hôtel où il leur a été signifié de ne pas le quitter jusqu'à nouvel ordre", a précisé la même source.

Les services de police algériens ont aussi confisqué les documents des journalistes, a ajouté la direction de l'hebdomadaire qui a exprimé son "étonnement face aux agissements des autorités algériennes.

La direction de la publication "dénonce cette énième entrave à la liberté de la presse en Algérie et exige de laisser les journalistes d'Assahrae al Ousbouiya accomplir leur mission dans les camps de Tindouf".

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