POUR UNE POLITIQUE ECONOMIQUE ET SOCIAL AU S ERVICE DE L’HOMME ET DU PROGRES GENERAL

Publié le par bouroui mokhetar

 
La fin du second mandat du président Boutefliqua approche. Quelle est la position de l’Algérie après neuf années de « bonne gouvernance »?
Jamais le pays n’a paru aussi fragile et dépendant des ressources énergétiques comme aujourd’hui. En dépit de la politique des grands travaux annoncés en grande pompe, les investissements étrangers hors hydrocarbures demeurent insignifiants en comparaison des besoins du pays et de ses possibilités. La croissance dans le domaine industriel demeure négative. Le développement de la petite et moyenne entreprise est bloqué. Les sommes colossales destinées au développement de l’agriculture sont loin d’obtenir les résultats attendus et la facture alimentaire ne cesse d’augmenter. L’insertion de l’Algérie à l’OMC est reportée aux calendres grecs. L’application des accords avec l’union européenne n’a pas été profitable à notre économie.
La corruption a atteint un niveau intolérable (voir le classement de l’Algérie dans ce domaine) gangrenant pratiquement toutes les institutions et des pans entiers de la société. Les scandales financiers à répétition l’attestent et montrent l’état de notre système bancaire que le pouvoir n’a ni modernisé ni réformé.
La réforme de la justice promise dés le début du premier mandat du président n’a pas encore vu le jour et notre système judiciaire n’a jamais été aussi corrompu.
Malgré quelques réformettes, l’école reste sinistrée et prisonnière de consensus idéologiques obsolètes. L’université continue de fonctionner loin des normes universelles sans de réelles réformes en perspectives. Les productions scientifique, culturelle et artistique sont au plus bas.
Le classement de l’Algérie en matière d’indices de développement humain est scandaleux. Des maladies que nous croyions disparues à jamais ont réapparues. Notre système de santé ne s’améliore pas, bien au contraire. L’environnement se dégrade. L’insalubrité grandissante de nos villes et villages montre l’incapacité des structures de l’état à gérer le quotidien. La violence (en plus du terrorisme islamiste) devient banale.         
Comme ne cessent de répéter les citoyens, jamais l’état Algérien n’a été aussi riche et le peuple aussi pauvre. L’embellie financière ne nous a pas servi. Au contraire, elle est mise au service de la reproduction du système. Alors que de nouveaux phénomènes négatifs apparaissent tels que la dilapidation des biens publics, la généralisation de l’insécurité, les « harragas »…   
Pourquoi sommes nous arrivés à cette situation ?
Bien sur que ces éléments de bilan montrent l’échec de la politique du pouvoir.
Comme le disait notre camarade et regretté feu Hachemi Cherif : Dans le cadre de ce système, point d’accumulations quantitatives. Sommes nous entrain d’assister à la confirmation de cette affirmation ?
Pour contribuer au débat, et permettre aux agents qui sont impliqués dans l’élaboration, la réalisation ou qui subissent la politique économique actuelle de s’exprimer, le MDS organise une conférence le 20 mars 2008 au niveau du siège central du Mouvement (67, Bd Krim Belkacem, ex Telemly, Alger) à partir de 1O heures.
Trois thèmes seront abordés : La question énergétique (Rebah Latif), la situation des entreprises algériennes (Harbi Ali), la question de la corruption (Hadjadj Djilali).
Vous êtes cordialement invités
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